Névrome de Morton

DÉFINITION

Le névrome de Morton correspond à un épaississement d’un nerf plantaire interdigital suite à une compression répétée entre 2 métatarsiens. Il se manifeste par des douleurs neuropathiques plantaires (brûlures, décharge électrique), favorisées par la marche, la station debout prolongé ou le port de chaussures serrées. Le 3ème espace inter-métatarsien (entre le 3ème et le 4ème métatarsien) est le plus fréquemment atteint. Plusieurs espaces ou les 2 pieds peuvent être touchés.

Une échographie ou une IRM permettent au chirurgien de confirmer le diagnostic. D’autres examens, particulièrement des radiographies, sont parfois nécessaires pour rechercher d’autres pathologies.

TRAITEMENT MÉDICAL

L’adaptation du chaussage (large) est la première mesure à prendre.

La réalisation d’orthèse plantaires (semelles orthopédiques) par un pédicure-podologue, diminuant les pressions répétées sur le nerf, peut améliorer la symptomatologie.

Des infiltrations (corticoïdes) sont souvent réalisées pour tenter de soulager les symptômes.

TRAITEMENT CHIRURGIAL

Il est envisagé seulement en cas de gêne et en l’absence d’efficacité du traitement médical.

Il est proposé une neurectomie dont le principe est d’enlever le nerf responsable des douleurs. Ceci peut entrainer une baisse de sensibilité entre les 2 orteils concernés (sans retentissement majeur dans la vie quotidienne). Une neurolyse (décompression par section du ligament inter-métatarsien) y est associée. L’intervention est réalisée sous garrot.
En cas de déformation symptomatique en hallux valgus ou des orteils latéraux, d’autres gestes peuvent être réalisés (Cf fiche hallux valgus).


HOSPITALISATION

Les modalités de l’anesthésie seront discutées lors d’une consultation (obligatoire) avec un médecin anesthésiste-réanimateur. Le plus souvent, il s’agit d’une anesthésie loco-régionale (anesthésie d’un segment de membre ; ici de la jambe aux orteils).

L’hospitalisation est en général ambulatoire (1 journée).

Il est proposé une neurectomie dont le principe est d’enlever le nerf responsable des douleurs. Ceci peut entrainer une baisse de sensibilité entre les 2 orteils concernés (sans retentissement majeur dans la vie quotidienne). Une neurolyse (décompression par section du ligament inter-métatarsien) y est associée. L’intervention est réalisée sous garrot.

LES RISQUES

Un acte chirurgical n’est JAMAIS un acte anodin. Quelles que soient les précautions prises, le « risque zéro » n’existe pas. Lorsque vous décidez de vous faire opérer, vous devez en avoir conscience et mettre en balance les risques avec le bénéfice attendu d’une intervention (= balance bénéfice/risque).

Les principaux risques sont l’infection, les troubles de la cicatrisation, les douleurs séquellaires, la raideur, l’algodystrophie, etc…

LE TABAC

L’intoxication tabagique est un facteur de risque important pour la chirurgie du pied et de la cheville, favorisant notamment les troubles cicatriciels, les infections et les complications thrombo-emboliques, ainsi que des problèmes de consolidation osseuse.
L’arrêt complet du tabac est recommandé 6 semaines avant l’opération et 6 semaines après (En cas de besoin, n’hésitez pas à vous faire aider par votre médecin traitant).

Nous vous invitons à consulter les « fiches patients » du site de l’Association Française de Chirurgie du Pied (AFCP.com) pour plus de précisions.